lundi 2 février 2026

ONU vs "Board of peace".

 Il est vrai que l’ONU est devenue, depuis longtemps déjà, une coquille vide. Elle n’agit plus d’une manière décisive sur le cours des évènements géopolitiques qui secouent, régulièrement, notre planète. Mais, si elle ne fait pas le travail pour lequel elle a été créée au lendemain de la seconde guerre mondiale, si elle n’arrive pas à régler un certain nombre de conflits qui apparaissent ici et là, au Moyen-Orient, en Afrique ou en Asie, est-ce parce qu’elle manque de moyens matériels, de volonté politique ou est-ce cela serait-il dû à d’autres parties ?

C’est cette question qu’il faut se poser d’abord avant de dire que l’ONU est obsolète et qu’il faut donc la mettre aux oubliettes de l’histoire. Certes, elle mérite d’être réformée, elle mérite d’être rénovée, elle mérite plus qu’un toilettage ou qu’un simple replâtrage. Il faudrait peut-être revoir son architecture et son fonctionnement de fond en comble et apporter éventuellement les correctifs nécessaires aux failles qu’on aurait découvert.

En réalité, si l’ONU éprouve des difficultés à solutionner certains problèmes, ce n’est pas par manque d’imagination des diplomates et de ses hauts fonctionnaires (qui y siègent) ni par manque de solutions à proposer mais c’est parce que les résolutions qu’elle prend au niveau de son Assemblée générale sont souvent rejetées par le Conseil de sécurité dont les 5 membres permanents qui le composent disposent du véto.

Pas besoin d’être un diplomate chevronné ou issu d’une grande école de politique pour comprendre le fonctionnement de l’ONU. L’ONU fonctionne de façon très simple : les problèmes d’ordre conflictuel sont d’abord posés à l’AG qui essaie de trouver la ou les solutions adéquates qui arrangeraient les parties en conflit et elle les soumet ensuite au Conseil de sécurité et c’est à ce niveau là qu’il y a généralement obstacle. C’est à ce niveau là et seulement à ce niveau là


qu’il y a souvent anguille sous roche : par l’utilisation du véto par l’un ou l’autre de ces membres permanents.

N’entrons pas dans les détails des causes ou des raisons ayant poussé à ce véto. Tant que le monde est constitué de blocs, de grands ensembles, de coalitions ou de tout ce qu’on voudra dire, tant que les idéologies et les intérêts des uns diffèrent de ceux des autres, tant qu’il y a encore et toujours des causes justes à défendre, tant qu’il y a encore des peuples non autonomes ou sous domination d’autres peuples, cela continuera ainsi. Que l’on veuille ou pas. Le véto sera toujours brandi. Le véto est une épée de Damoclès suspendue sur la tête des pays que l’on veut détruire. Ainsi, les problèmes restent-ils toujours pendants. Et les peuples concernés toujours souffrants.

Tout le problème est là, nous semble-t-il. En fait, pour être plus précis et plus direct, il convient de dire que ce n’est pas qu’il nous semble mais c’est l’évidence même. De notre point de vue donc, réformer cette organisation consisterait d’abord à supprimer ce droit de veto. Il faudrait instaurer le système très simple d’«un pays, un vote» aussi bien à l’AG qu’au CONSEIL DE SÉCURITÉ. Tous les pays devraient être égaux aussi bien en devoirs qu’en droit.

Mais de là à songer à remplacer cette organisation, qui rassemble, mine de rien, tous les pays de la planète, par ce que le président américain, Donald Trump, vient d’exposer et peut-être même avec l’idée d’imposer son «Board of peace», c’est courir le risque de voir s’établir la loi de la jungle, la loi du plus fort. Et dans ces conditions, les pays faibles seront des laissés pour compte. Les pays faibles ne seront que du menu fretin pour les requins !

Cette «ONU bis», telle qu’elle est présentée par Donald Trump ne semble pas intéresser grand monde. Et cela pour des raisons très objectives : cela ressemble, dès le départ, à une sorte de club privé où il faut montrer patte blanche pour y entrer. Et au moindre pépin, les «Body guard» interviennent pour vous faire sortir manu militari.

Enfin, pour terminer il est logique de penser et de dire qu’un clone ne pourra jamais remplacer la copie originale même si celle-ci, du fait de l’épreuve du temps passé, soit quelque peu jaunie.

jeudi 22 janvier 2026

Le discours de Donald Trump au Forum de Davos

 Les commentateurs politiques rapportent que le discours de Donald Trump, ce 21 janvier 2026, au Forum mondial de Davos, n’a pratiquement ni tête ni queue. En fait, si on devait utiliser une métaphore pour décrire ce discours, l’on pourrait dire que le président américain, lors de ce long discours, sautait du coq à l’âne. Un discours improvisé où il a été beaucoup plus question de son désir de s’emparer du Groenland. D’une manière ou d’une autre. De gré ou de force.

Évidemment, il n’a pas été jusqu’à utiliser ces termes, mais c’est ce qui ressort, en filigrane, de son discours axé principalement sur cette question.

Pourquoi ce grand iceberg qui, jusqu’ici, relève de la souveraineté du Danemark intéresse-t-il à ce point Donald Trump ? Pour en faire un lieu de villégiatures aux richissimes Américains et autres Émiratis à l’instar de son projet de riviera à Gaza ? Que non !

Mais, une petite digression avant de répondre à la question.

Il semblerait que, suite à la réaction des premiers concernés à savoir les Palestiniens, et devant la levée de boucliers de certaines ONG et de certains intellectuels de bonne conscience, ce dernier projet soit tombé à l’eau. En tous les cas, son promoteur n’en parle plus.

En fait, la réponse à la question est toute simple.

Sous la calotte glaciaire de cet énorme iceberg, d’énormes ressources naturelles en pétrole, gaz et autres terres rares s’y trouveraient. Sauf que leur exploitation, de l’avis des experts en la matière, ne serait pas si facile que cela. Seule une puissance économique, une puissance qui détient les pétrodollars en abondance et une technologie avancée en matière d’extraction de minerais dans des conditions météorologiques épouvantables pourrait peut-être le faire. Donald Trump qui aime les risques et qui ne parle et ne jure que de/par l’argent voudrait tenter sa chance. S’il réussissait à faire cela, l’Amérique lui serait reconnaissante et son buste serait gravé sur le mont Rushmore aux cotés des pères fondateurs des États-Unis. Et ce serait plus honorifique, même à titre posthume, qu’une médaille en or délivrée par le comité du prix Nobel de la paix. Et, de toute façon, cette médaille est déjà dans son bureau, à la Maison-Blanche. Son récipiendaire, la Vénézuélienne Machado, la lui a concédée, en guise de reconnaissance et de remerciement pour avoir mis fin au «régime» de Nicolas Maduro. Ce qui est pourtant contraire au règlement de l’auguste institution norvégienne.

Mais est-ce que c’est la seule préoccupation de Donald Trump quant à l’envie de faire main basse sur un territoire dont la population tient énormément à son indépendance, à son mode de vie autarcique et sa culture ancestrale ?

Évidemment que non !

La principale raison de tout ce tapage médiatique, de toutes les menaces proférées contre certains pays européens qui s’y opposent ou qui font juste semblant de manifester leur opposition à ce projet de Trump est d’ordre géostratégique. En effet, ce «bout de glace» occupe un endroit stratégique pour la navigation entre les continents eurasiatique et américain. L’occuper, c’est, à coup sûr, couper l’herbe sous le pied d’autres nations qui le convoitent aussi : Russie et Chine.

Une chose est sûre : ce discours, tant attendu, acte d’une manière on ne peut plus claire l’éclatement du monde occidental. Les Américains ont longtemps berné les Européens avec leur concept de «Choc des civilisations» et voilà que maintenant, pour des raisons bassement matérielles, ils leur tournent le dos pour ne pas dire qu’ils se retournent carrément contre eux.



lundi 20 octobre 2025

Le prix Nobel a-t-il encore de la valeur ?

Il rêvait du prix Nobel de la paix. Et il était sûr de lui, sûr de l’avoir, ce prix. C’est raté ! Peut-être l’année prochaine… Ou en posthume ? Car, le gars est déjà âgé et commence à avoir des soucis de santé. 
De qui s’agit-il, pourraient me rétorquer les gens qui ne sont pas en phase avec l’actualité politique du monde ? Pourtant, c’est très facile à deviner : le président des Etats-Unis, Donald Trump. 
Mais, n’étant personnellement ni politicien ni spécialiste en géopolitique, je me pose une question bête : comment pourrait-on lui discerner ce prix alors qu’il serait, peut-être, tout autant responsable que Benjamin Netanyahou dans le génocide du peuple palestinien (de Gaza) ? Il se targue d’avoir arrêté des guerres alors qu’en réalité ce serait lui qui entretiendrait le brasier en fournissant des armes aux belligérants. Du moins aux Ukrainiens et aux Israéliens. Pour ces derniers, en sus du soutien diplomatique inconditionnel au sein du Conseil de sécurité de l’ONU avec l’usage systématique du véto.
Deuxième question qui me vient encore à l’esprit : qu’a-t-il fait de bien depuis qu’il occupe la Maison-Blanche pour mériter le prix Nobel de la paix ? Il dit avoir mis fin à de nombreuses guerres et autres conflits à travers le monde. En tous les cas, les vraies guerres, celles qui durent depuis au moins deux ans et qui ont fait des milliers de morts, sont toujours actives. Que ce soit en Ukraine ou à Gaza, les canons tonnent toujours. Et les hommes meurent tous les jours. Et les armes en provenance du pays de l’Oncle Sam ou de l’OTAN (qui est toujours sous domination du même Oncle Sam) ne sont un secret pour personne. 
Autre question qui n’est pas de moindre importance : est-il venu à Charm El-Cheikh, en Egypte, pour signer la paix entre Israéliens et Palestiniens ou pour faire la promotion des armes fabriquées par le complexe militaro-industriel américain ? Habituellement, dans ses discours, il est toujours question de ventes d’armes, d’argent, de bénéfices. Tout ce qui intéresse Donald Trump est comment gagner plus d’argent et, de ce point de vue, on pourrait être indulgent envers lui et compréhensif car il est bien connu que «le nerf de la guerre, c’est l’argent».

En 2018, notre ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, lors d’une conférence de presse, avait dit que «l’Algérie n’a pas besoin de prix Nobel». Il avait alors provoqué une polémique. Plus que ça, pendant plusieurs jours, il fut l’objet de risée et de moqueries de beaucoup de gens sur les réseaux sociaux. En effet, il est bien connu que c’est surtout dans l’anonymat de ces réseaux sociaux, en particulier sur Facebook, que les langues se délient et que la critique soit la plus véhémente. En fait, notre ministre avait soulevé le cas du Nobel en sciences et en technologies. Pas celui de la Paix. Pour lui, l’Université algérienne était au top, elle formait des cadres d’excellente facture dans tous les domaines et qu’elle n’avait donc rien à prouver. C’était ça, en gros, le sens de sa plaidoirie, si j’ose dire. 

Aujourd’hui, avec l’attribution de ce prix Nobel à Maria Corina Machado, une opposante au régime de Nicolas Maduro (Venezuela), on ne peut qu’être tout à fait d’accord avec les propos de notre ministre. D’ailleurs, en apprenant cette nouvelle, Donald Trump lui-même a fait le reproche au comité d’avoir fait «passer la politique avant la paix». 

Effectivement, un prix Nobel de la paix ou de toute autre discipline récompensée par cette auguste institution n’a, de nos jours, presqu’aucune valeur, sachant pertinemment que l’attribution relève beaucoup plus de considérations politiciennes que de la valeur intrinsèque de l’auteur qui en est l’heureux lauréat.

samedi 11 octobre 2025

L'Occident, a-t-il encore une once de courage ?

Dans les années 70, lycéens, nous nous racontions l'histoire de l'élève qui a eu la meilleure note en philo. Il s'agissait alors de disserter sur " qu'est-ce que le courage" ? Hanté par sa feuille restée blanche jusqu' au moment où l'enseignant commençait à ramasser les copies, l'élève eut, comme une révélation, une idée géniale. Il griffonna alors à la hâte la phrase suivante : " le courage est de rendre la feuille blanche". Quelques jours plus tard, à la séance de philo, c'était la remise des notes. Le cœur battant la chamade, l’élève attendait la sienne. Elle tardait à venir alors que celles de ses camarades de classe, bien plus studieux que lui, étaient tout juste moyennes. Logiquement donc il s'attendait à un zéro bien rond avec en sus brimades de l'enseignement et les moqueries et les rires sarcastiques de ses camarades. Mais, contre toute attente, sa copie ne fut remise qu’en dernier, et c'était à des félicitations de l’enseignant qu'il eût droit. Car, au lieu de se cantonner à théoriser ce concept comme l'avaient fait ses camarades, il l'avait mis carrément en pratique démontrant ainsi, à son corps défendant, que l'enseignement de la philo ne vaut rien du tout si cette matière n'incite pas l'homme à passer, le cas échéant, à l'action. En effet, il est des moments dans la vie ou théorie et pratique doivent aller de pair. L'une sans l'autre ne vaut rien du tout. L'histoire nous apprend d'ailleurs que, dans la lutte des peuples pour leur indépendance, des révolutionnaires africains (Nelson Mandela, par exemple) ou de l'Amérique latine (Che Guevara) ont eu recours à cette philosophie : de la théorie à la pratique, des discours politiques enflammés à la lutte armée. Il en était de même lors de la guerre d’Algérie. Sans l’engagement sur le terrain de la lutte armée des hommes tels que Abbane Ramdane et Krim Belkacem, qui étaient considérés comme les théoriciens de la révolution algérienne, celle-ci n’aurait pas abouti à l’indépendance. Cette histoire était-elle vraie ou fausse ? Nul ne le savait à l’époque. En tous les cas, elle l’avait l’air d’être véridique et non mythique. Et l’enseignant avait-il raison de noter largement cet élève qui, apparemment, au vu du manque flagrant de son inspiration, séchait allègrement les cours de cette matière ? L’enseignant a du certainement agir en son âme et conscience. Rien ne le forçait à donner une bonne note si rien ne le justifiait. Dans notre classe de scientifiques, beaucoup d’élèves boudaient le cours de philosophie. On estimait que c’était une perte de temps et qu’il fallait plutôt s’occuper beaucoup plus de la physique et des mathématiques dont les coefficients de notation étaient élevés. Mais, une fois le bac obtenu, une fois les études médicales entamées, personnellement, je me suis rendu compte qu’en fait, comme ne cessait de répéter l’enseignant « la philosophie est la mère de toutes les sciences ». De cela, je me rends compte plus aujourd’hui qu’hier et encore plus qu’avant-hier… Rien n’est plus intéressant et remarquable que la philosophie qui, au lieu de se contenter de concepts théoriques, recommande plutôt à l’être, à l’homme, de prendre la voix de l’action. D’entreprendre des actions. Aujourd'hui quand on parle de courage concernant certains hommes politiques ou certains pays qui osent critiquer, du bout des lèvres, l'Etat d'Israël, la moindre des choses qu'on puisse dire est que c'est insuffisant. Largement insuffisant au vu de ce qui se passe à Gaza. Il faudrait penser aussi à passer à l'action en sanctionnant cet État et en l'isolant plus qu'il ne l'est déjà. Si l’enseignant de philo évoqué ci-dessus était encore de ce monde, il donnerait de très mauvaises notes à ces hommes politiques ou à ces pays pour avoir manqué à leur devoir de mettre fin, aussi vite que possible, à l’opération génocidaire menée par Israël à Gaza. La politique sans conscience est une ruine de l’âme. A l’origine, cette sentence concernait la science mais, j’ai pris mes aises de l’extrapoler sur la politique. Car de nos jours, la politique s’est emparée de tous les domaines, y compris de la science. En effet, n’a-t-on pas vu qu’au moment de la crise de Covid-19, il y a à peine quelques années, que la gestion de celle-ci s’était faite, urgemment et contre tout bon sens, toute logique, par les politiques et non par les médecins ? En arabe classique, il y a un aphorisme qui dit, en substance, ceci : si la gestion de telle ou telle chose est laissée à celui qui n’est pas de droit, l’heure est grave. Ma traduction manque peut-être de pertinence mais, grosso modo, l’esprit et la lettre de cet aphorisme ont été respectés autant que faire se peut. Vladimir Lénine avait dit « il y a des décennies où rien ne se passe, et il y a des semaines ou des années se produisent ». C’est cette impression que dégage actuellement l’actualité internationale. Que ce soit en Ukraine, au Proche-Orient et en particulier à Gaza ou plus proche de nous, en France, il se passe des choses tellement terribles que cela risquerait de mettre le monde sens dessus dessous. En fait, le monde, à la minute même où je rédige cette note, n’est pas très loin d’une fin apocalyptique. Est-ce trop pessimiste de dire cela ? Est-ce exagéré d’annoncer de telles prédictions ? Une certaine frange de la population française se trouve actuellement très contrariée par le fait que leur président, Emmanuel Macron en l’occurrence, reconnaisse, lors de la dernière assemblée générale de l’ONU, à New-York, un Etat palestinien. Il est tout à fait facile, à ceux qui suivent la politique internationale de comprendre à quelle frange de la société française je fais allusion. Dans ma dernière « lettre au peuple français », c’est sciemment que j’ai opté pour un ton mesuré, un ton calme et dépourvu de tout enthousiasme en rapport avec la question palestinienne, pour éviter les interprétations erronées et le risque d’être taxé d’antisémite. Je me suis permis, néanmoins, de conseiller aux mécontents français contre cette décision diplomatique d’essuyer les verres, peut-être enduits de poussière, de leurs montures et d’essayer de voir les choses autrement. Car, à bien y réfléchir, cette reconnaissance profite beaucoup plus à Israël qu’à l’hypothétique Etat palestinien dont les frontières restent à établir : celle d’avant la guerre de 1967 avec Jérusalem Est comme capitale ou d’autres frontières à redessiner, ensemble, Israéliens et Palestiniens, dans cette forme de gruyère que sont devenus les territoires palestiniens ? Il est clair que cela, ce bornage des frontières je veux dire, ne va pas être facile et ne manquera pas de soulever de nombreuses contestations des uns et des autres. Cela, en supposant, bien sûr, qu’Israël accepte cette solution à deux Etats, ce qui est loin d’être acquis. La communauté internationale qui s’est exprimé en ce jour du 22 septembre 2025, en faveur de la création de l’Etat palestinien, est donc, d’ores et déjà appelée à prendre ses responsabilités et à veiller à ce qu’il n’y ait pas d’emblée de litige frontalier. Bref, on n’en est pas encore là. C’est ma naïveté politique qui me fait écrire de telles choses, je crois. Onirisme, quand tu me tiens ! Aziz GHEDIA

samedi 17 août 2024

Ukraine : à propos de la contre-offensive

Alors contre-offensive ukrainienne ou pas ? Malgré le manque d’informations à ce sujet, des Ukrainiens eux-mêmes qui ont opté pour la stratégie du silence, l’on sait, de la part des médias occidentaux, que celle-ci a bel et bien débuté, officiellement, le 4 juin, Une date précise. C’est important pour l’histoire. Celle qui sera écrite par les vainqueurs. Une chose est cependant sure, c’est que, sur le terrain médiatique, cette guerre se joue presque à couteaux tirés aussi. A tel point qu’on n’y comprend plus rien. Qui dit la vérité et qui ment ? On ne le saura peut-être jamais. Car, comme il est bien connu, la première victime en temps de guerre, c’est bien la vérité. Cette citation est ancienne. A qui l’attribue-t-on ? Aucune idée pour l’instant, il va falloir peut-être que je fasse appel à notre ami commun ; google. Mais, ce n’est pas l’une de mes priorités pour l’instant. Pour l’instant, je suis vraiment inquiet quant à la tournure que risquerait de prendre cette guerre. Il est vrai que je suis loin du théâtre des opérations et me tenant toujours à ma neutralité mais, comme la majorité du reste du monde, il faut dire que la situation actuelle à de quoi inquiéter. D’autant plus que mes sources d’information (françaises en particulier) sont, à longueur de journée, en effervescence, comme si cette guerre les concernait au premier chef. La contre-offensive ukrainienne dont on attendait beaucoup, n’a, apparemment, pas porté ses fruits. Et cela est dû principalement aux armements très obsolètes, vétustes, qui tombent souvent en panne, livrés par l’OTAN et ses coalisés. Alors, on parle d’une « pause » dans la contre-offensive ce qui permettrait aux FAU de revoir leurs plans et d’ajuster éventuellement leur tactique. De l’autre côté du front, les Russes, eux, ne semblent pas du tout pressés. Ils prennent tout leur temps, attendant que les Ukrainiens veuillent bien se présenter au « hachoir à viande ». En fait, ils savent que le temps joue pour eux. Il est clair que le temps joue en leur faveur. Car plus le conflit dure et plus les Ukrainiens et ceux qui les aident inconditionnellement commencent à s’affoler, à perdre espoir quant à l’issue de cette guerre et seront donc amenés, par la force des choses, à jeter l’éponge. Les Russes jouent maintenant sur l’aspect psychologique des choses. En effet, la guerre ne peut être gagnée que par celui qui a un mental fort, une résilience inébranlable devant l’adversité. Sur ce plan-là, les Russes n’ont rien à démontrer. Ils sont taillés dans le marbre. Voilà, résumé, ce qu’on a compris et ce qu’on peut dire après plusieurs jours de suivi de cette guerre sur les chaines de télévisions occidentales.

mercredi 14 juin 2023

La troisième guerre mondiale aura-t-elle vraiment lieu ?

Malgré leur démonstration de force, malgré le déploiement de plusieurs dizaines d’avions de combat et autres matériels militaires de dernière génération lors de cet exercice militaire de grande ampleur appelé Air Defender 23, les coalisés de l’OTAN ne sont pas assez fous pour aller jusqu’à déclencher une troisième guerre mondiale. Ils ne font que gonfler leur torse pour faire peur à l’ours. Mais l’ours n’a pas peur, il continue à appliquer sa tactique militaire jusqu’à atteindre tous les objectifs qu’il s’était fixé dès le début de son OMS, à savoir la démilitarisation de l’Ukraine et, par la même occasion, récupérer quelques territoires qui sont historiquement les siens.
Après plus de 15 mois de conflit entre l’OTAN et la Russie par Ukraine interposée, il s’avère de plus en plus évident que le rapport de force est du côté des Russes. Pourtant, ces derniers ne veulent pas le montrer de façon ostentatoire. Ils font plutôt semblant de peiner dans cette guerre en prenant tout leur temps, avançant de plusieurs kilomètres puis reculant de quelques centaines de mètres de certains villages sans importance stratégique. La reconquête de ces villages par les Ukrainiens donne l’impression aux FAU que leur contre-offensive porte ses fruits, mais, en fait, il n’en est rien. Ce n’est qu’une ruse de plus de la part des Russes pour les attirer dans leur hachoir à viande. Ce jeu de « chat et de la souris » va probablement continuer ainsi jusqu’à épuisement total des forces ukrainiennes. Et des Occidentaux qui les soutiennent matériellement et financièrement. Puis viendra certainement le coup de grâce. L’échec et mat, jeu dans lequel les Russes sont les maîtres incontestés.
C’est ainsi que la plupart des analystes politiques qui s’intéressent à ce conflit voient l’évolution de la situation. Il ne peut y avoir d’autres issues. De notre point de vue, ce que dit, par exemple, l’ancien secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen, n’a aucun sens. Aucun pays de l’Europe de l’Est n’est prêt à s’engager dans ce conflit en envoyant ses propres troupes sur le terrain de la guerre. L’aide à l’Ukraine se limitera toujours à l’envoi de matériel militaire. Ni plus ni moins. Et encore ! Il parait que les réserves en stock de matériel militaire de certains pays de cette coalition occidentale commencent à s’épuiser. Et de toute façon cela ne servira à rien puisque les Russes ont les moyens de détruire ce matériel avant qu’il n’arrive, effectivement, sur la ligne du front.

dimanche 11 juin 2023

Ukraine : guerre et propagande

 

 

Guerre et propagande.

Pendant les premiers jours de la guerre en Ukraine, j’ai essayé autant que possible de suivre le fil de l’actualité politique sur les chaînes françaises, en particulier sur BFM TV et LCI. Puis au fil du temps, je me suis aperçu que ces deux chaines d’informations générales en boucles s’adonnaient purement et carrément à de la propagande de guerre en faveur de l’Ukraine et de son président Volodomyr Zelinsky élevé au rang de « l’homme du siècle », de grand défenseur des valeurs de l’Occident et de la démocratie et tutti quanti. J’ai essayé parfois de suivre les débats qui s’y déroulaient. Il faut dire que ces deux chaines ne lésinent pas sur les moyens et invitent, de ce fait, de nombreux analystes politiques et autres experts en géopolitique. On dissèque et on analyse toutes les informations qui leur parviennent du « front » via leurs correspondants locaux.  Mais, dès le départ, le parti pris était déjà pris si j’ose dire. Ce qui est vraiment désolant. Ces chaines et d’autres aussi (sans parler de la presse écrite) s’étaient, dès le départ, dès le 24 février (date du début des hostilités) alignées sur la position de l’Ukraine. Et, là, pas la peine d’être très intelligent pour comprendre qu’en fait cette guerre, qualifiée par eux « d’agression non provoquée » de l’Ukraine par le méchant Poutine, ne concerne pas seulement le pays de Zelinsky mais tout l’Occident collectif, l’Ukraine n’étant, en vérité, qu’un pion, un proxy et Zelinsky qu’une marionnette manipulée par l’oncle Sam, la perfide Albion et Ursula Van der LYENE.

Le « Reste » du monde a, lui, d’emblée compris cela. Cette guerre, existentielle pour les uns (les Russes) et pécuniairement très rentable pour d’autres (Américains et leur complexe militaro-industriel) ne les concerne pas. Du moins jusqu’à maintenant. Tant qu’elle n’a pas encore débouché sur une troisième guerre mondiale, les Africains se tiennent à l’écart…J’allais dire peinards. Mais, en fait, cette guerre ne réjouit personne, elle est génératrice de misère, de déplacement forcé de femmes et d’enfants, de mort d’hommes de part et d’autre du front. Le « hachoir à viande » qui fonctionne sans arrêt nous rappelle une autre époque, celle de la seconde guerre mondiale avec son corollaire l’holocauste. In fine, cette guerre est loin de réjouir les âmes africaines, celles qui vivent dans « la jungle » mais qui sont néanmoins éprises de justice et certainement aussi celles du reste du monde contrairement à ce que pourrait penser le « jardin d’Eden ».    

Cela fait plus de 15 mois que la guerre en Ukraine fait rage. La routine s’est installée un peu partout. J’ai fini par éteindre ma télévision. Ou du moins, quand il m’arrive de l’allumer, je regarde d’autres chaines pour ne pas entendre la propagande et les mensonges, le manque d’objectivité et la couverture médiatique biaisée de cette sale guerre. Cela a duré un certain temps. Mais, comme le clame si bien l’adage « chassez le naturel, il revient au galop ». Ce matin donc, c’est sur LCI que je suis les derniers développements de la guerre. Et apparemment, rien n’a changé ; c’est toujours Poutine le méchant grand loup et la Russie est toujours perdante même si c’est elle qui impose le tempo de la guerre et qu’elle continue à passer les soldats Ukrainiens dans son hachoir à viande.            

En Europe, on continue, cependant, à faire semblant de ne pas comprendre la position de neutralité du « reste » du monde et en particulier des Africains que l’on menace, de façon à peine voilée, de sanctions économiques.   

Les analystes et experts en géopolitique continuent à déblatérer sur LCI et BFM TV, accusant les Russes de tous les maux, de tout ce qui se déroule sur le terrain de la guerre y compris de certaines opérations qui ne sont pas du tout dans leur intérêt telle la destruction du barrage de Kakhovka.  

ONU vs "Board of peace".

  Il est vrai que l’ONU est devenue, depuis longtemps déjà, une coquille vide. Elle n’agit plus d’une manière décisive sur le cours des évèn...