Je vous avoue que, malgré les nombreux papiers que j’ai lus, ça et là, sur la question, je n’arrive pas à comprendre cette histoire de faillites en cascade de banques aux Etats-Unis, la première puissance économique de la planète. Et comment pourrais-je comprendre si "L’Amérique n’a toujours pas complètement compris pourquoi le toit de Wall Street lui est tombé sur la tête, comme l’a clairement indiqué George W. Bush dans les entretiens de Camp David" ? (1)
Il y a beaucoup d’écrits concernant cette crise.
Même sur Agoravox, force est de reconnaître qu’il y a eu des papiers d’excellente facture qui ont abordé la question sous tous ses angles. Franchement, on s’y perd ; on ne comprend plus qui a tort et qui a raison, qui procède à une bonne analyse du phénomène et qui se perd dans des conjectures purement spéculatives.
Depuis plus d’un mois maintenant, toute la presse écrite et audiovisuelle lui consacre de larges pans dans ses colonnes ou dans ses tranches horaires de grande écoute ou de grand audimat. Mais tous les avis convergent vers un même point : c’est la faillite du système capitaliste, nous dit-on. Un pan de l’Histoire de l’humanité qui s’écroule ? On n’en est pas encore certain ; seul l’avenir nous le dira. Toujours est-il qu’une certitude s’impose : il n’est dans l’intérêt de personne ni d’aucun pays que ce système s’écroule comme s’est écroulé, dans un vacarme étourdissant provoqué par la chute du mur de Berlin, le système communiste.
Il faut dire que cette crise qui a eu comme point de départ les "subprimes" est le sujet par excellence qui accapare les pensées et les énergies de tout un chacun, du trader à l’économiste et du journaliste à l’homme politique ; c’est le sujet qui a éclipsé les situations de conflits interminables en Irak et en Afghanistan et même, dans une moindre mesure, les élections présidentielles américaines qui auront lieu dans quelques jours. L’Amérique est assommée par ce désastre financier, je n’utilise pas, en ce qui me concerne, le terme "économique", parce que, de mon point de vue, il y a une différence nette entre cette perte, par certaines banques américaines, de sommes faramineuses en dollars sonnants et trébuchants et l’économie de ce pays qui, malgré tout, continue à se porter bien ; Ne faisons donc pas d’amalgame. La faillite de quelques banques même s’il s’agit des plus riches banques des Etats-Unis ne veut pas dire forcément faillite de tout le système. Je doute qu’on soit déjà en pleine récession économique, que ce soit aux Etats-Unis ou ailleurs, comme ce fut le cas en 1929. Pour rappel, en 1929, les banquiers et les hommes d’affaires à l’origine de la banqueroute d’alors avaient eu, comme l’a déjà fait remarquer quelqu’un sur ce site, la "décence de se jeter par les fenêtres". Car le désastre était si grand qu’il avait jeté des millions d’américains sur les routes à la recherche d’un hypothétique emploi ou d’un toit. Et la moralité des gens (donc des banquiers) était telle qu’il ne leur restait que cette extrême solution pour sauver la face en quelque sorte. Enfin, les choses ne s’étaient certainement pas passées ainsi, mais c’est une façon de parler. Autres temps, autres mœurs ; Aujourd’hui, les banquiers qui ont mis leurs banques en faillite, ont plutôt bénéficié de "parachutes dorés". Ils ne se sont pas jetés par les fenêtres. Tant mieux pour eux, sommes-nous tentés de dire. Et ceux par qui la crise est arrivée, les insolvables qui avaient souscrit aux "subprimes", c’est-à-dire ceux à qui les banques ont prêté de l’argent pour l’acquisition d’un bien immobilier et qui ne peuvent s’acquitter de leurs dettes sont, au pire des cas, sommés d’aller occuper des logements sociaux, de moindre confort cela va de soi, mais sans aucune forme de procès. Ils n’ont de comptes à rendre à personne. Cela fait partie du rêve américain. Et puis, de toute façon, ce sont les autres contribuables qui payeront pour eux. Et d’où croyez-vous qu’Henry Paulson va puiser les 700 milliards de dollars pour appliquer son plan de sauvetage et renflouer donc les banques américaines défaillantes ?
A propos "des parachutes dorés", je tiens à vous faire cette confidence : c’est la seule chose que j’ai vraiment comprise dans tout ce charabia de mots que les banquiers et les économistes savent si bien manipuler pour justifier leurs déboires et se faire pardonner par les épargnants naïfs que nous sommes. Et c’est pratiquement aussi la seule chose qu’il m’est difficile d’admettre ; C’est paradoxal mais c’est comme ça. Je comprends mais je n’admets pas : parce que tout simplement cela va contre le bon sens. Et c’est peut-être ça aussi qui fait qu’on parle de plus en plus de manque d’éthique et de moralité dans le système financier international tel qu’il est actuellement. Pour schématiser, je vous fais cadeau de cette métaphore en rapport avec ma profession de chirurgien : par ma négligence coupable, je tue la malade (la banque) qui m’a été confiée pour une intervention chirurgicale et je réclamerais ensuite au mari (l’Etat) ou aux enfants (les citoyens) de la dite malade plus, mais alors vraiment plus, que mes honoraires habituelles ! Qui pourra admettre ce fait ? Qui n’appellera pas à mon lynchage pur et simple ? Et, pourrais-je, après cela, avoir le culot d’aller passer mes vacances dans un 5 étoiles dans une île du pacifique ?
Un seul homme politique, Nicolas Sarkozy en l’occurrence, a eu le courage de marteler à plusieurs reprises qu’il fallait sanctionner les coupables. Mais ira-t-il jusqu’à s’impliquer lui-même dans l’application de ces sanctions au cas où des banques bien françaises connaîtraient le sort peu enviable de leurs consœurs américaines, pour rester dans le jargon médical ? Il ne le fera pas. Mais, reconnaissons lui quand même le mérite d’avoir largement contribué par ses réunions incessantes avec le G4, le G8, ou W Bush à la déflation de cette crise. Passé le temps de réflexion (une dizaine de jours selon un auteur d’Agora Vox), il est passé à l’action. Il est vrai qu’on parle déjà de faillite du système capitaliste dans son ensemble et de la nécessité de corriger ses tares pour ne pas dire de le réformer de fond en comble ; mais la question qui, tôt ou tard, va se poser est par quel système faudra t-il le remplacer ? Le plan B n’existe malheureusement pas. Ne devrait-on pas alors se contenter de replâtrages tout en espérant que les choses vont d’elles-mêmes rentrer dans l’ordre ? Je connais au moins une personne, mais beaucoup plus morale que physique, qui doit se réjouir dans sa tombe : Marx !
(1) Le Figaro du 20 octobre 2008. Débat : La victoire de l’Europe.
dimanche 26 octobre 2008
vendredi 24 octobre 2008
Nicolas Sarkozy et le "positivisme"
Rassurez-vous, malgré le titre qui peut paraître accrocheur, le contenu de cet article n’a rien à voir avec la philosophie positiviste d’Auguste Comte. C’est ce qui justifie d’ailleurs la mise entre guillemets du mot positivisme. Il ne faut pas que la confusion s’empare des esprits, je ne suis pas, là, en train d’étudier le "positivisme", cette doctrine philosophique du XVIIIe siècle qui est de toute façon largement délaissée de nos jours. Cette idée de faire un parallèle entre cette ancienne doctrine philosophique et les discours politiques de Nicolas Sarkozy où, chaque fois que l’occasion se présente à lui, il use du mot "positive" en l’associant à d’autres mots en rapport avec le contexte politique qui l’a amené à s’exprimer est farfelue, je le reconnais. Mais, je doute fort bien que le livre de chevet de Nicolas Sarkozy ne soit pas "cours de philosophie positive" d’Auguste Comte.
Jugez-en.
Discrimination, il y a quelques années, laïcité récemment lors de la visite, en France, du pape Benoît XVI. Mais ce dernier concept c’est-à-dire la laïcité à laquelle le président Nicolas Sarkozy a pris le soin d’ajouter le mot, tant répété ici, "positive", a été largement critiqué aussi bien par les hommes politiques que par les profanes et ceci démontre une chose : les Français dans leur ensemble sont encore intimement attachés à la loi de 1905 qui avait séparé le religieux du politique et ils n’entendent pas revenir là-dessus. C’est une bonne chose car l’irruption de la religion dans le champ politique, on sait ce que ça donne. Nous en parlons en connaissance de cause car, ici, en Algérie, on en a fait l’expérience amère et rien ne dit que le bout du tunnel est à quelques mètres seulement. Mais ceci est une autre histoire et nous comptons lui réserver un article un de ces jours.
Laïcité positive.
Je n’ai pas de commentaire particulier à faire là-dessus si ce n’est que je suis entièrement d’accord avec la remarque de François Hollande à savoir "qu"il n’y a pas de laïcité positive ou de laïcité négative ; il y a une laïcité tout court".
Discrimination positive.
Bien que cette expression remonte à bien longtemps maintenant, elle est réapparue dans le discours politique français lors de la révolte de la banlieue parisienne de 2005. Souvenons-nous en, à cette époque-là Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur et il en avait usé et abusé jusqu’à la corde. Mais que désigne-t-elle au juste cette expression ? Selon Wikipédia, "c’est un ensemble de mesures visant à favoriser certaines personnes appartenant à des catégories dont des membres subiraient ou auraient subi des discriminations systématiques". Or, en France, terre d’asile et d’accueil jusqu’à une date relativement récente où il ne fait plus bon d’être immigré au teint basané, surtout au teint basané, les catégories dont il est fait mention ici ne manquent pas. Elles ont pignon sur rue, dans les deux sens du terme, c’est-à-dire au sens propre et au sens figuré à tel point que parfois certains représentants de ces catégories, les sans-papiers pour les désigner nommément, n’hésitent pas, pour attirer l’attention de l’opinion publique sur leur sort, à occuper des espaces publics tel le restaurant "La Tour d’Argent" à Paris, par exemple.
La France, toutes couches sociales et toutes tendances politiques confondues, devrait, à mon avis, s’enorgueillir d’avoir un président qui ne relativise pas et encore moins qui ne "négativise" pas, ou si vous préférez qui ne "moinsse" pas pour utiliser un néologisme en vogue en ce moment sur Agoravox, un président, Nicolas Sarkozy en l’occurrence, qui ne voit que du positif en toute chose. C’est une chance inouïe pour la France que d’avoir un tel président et elle devrait par conséquent (et encore à mon humble avis) la saisir, cette chance je veux dire, au lieu de s’insurger contre les propos qu’il tient et contre les concepts qu’il crée. Puis-je encore ajouter ceci pour compléter ce tableau ? La France ne devrait pas non plus se comporter comme ce fameux paysan qui, lors du dernier salon de l’agriculture de Paris, toute honte bue, a carrément refusé de serrer la main à Nicolas Sarkozy le poussant ainsi à réagir agressivement par cette formule lapidaire : casse-toi pauvre con ! Or, ce que l’on constate sur les différents blogs par exemple, notamment sur certains écrits d’Agoravox, n’est guère positif. En effet, c’est plus qu’à une critique de la politique de Nicolas Sarkozy que les auteurs s’adonnent, mais parfois à une atteinte en règle à sa personne même, et cela sous le prétexte de la liberté d’expression. Chose qui devrait en principe être inadmissible pour ne pas dire carrément condamnable. Je sais que le culte de la personnalité est incompatible avec la démocratie, il n’existe encore que dans certains pays du tiers-monde ou dans certains pays totalitaires. Et que dire du "baisemain", cette pratique encore répandue dans certains royaumes ?
Dans les sociétés traditionnellement démocratiques, tout ceci ne vient à l’esprit de personne et tant mieux qu’il en soit ainsi, mais de là à traîner dans la boue le premier magistrat du pays c’est purement de l’inconscience, de la folie furieuse même. Que ceux qui se sentent visés et qui pensent que je suis en train de leur donner des conseils à la noix de coco veuillent bien excuser mon audace. Oui, je dis bien mon audace car il fallait oser ! Et "l’immigration choisie" ne peut-elle pas être assimilée, elle aussi, à une "immigration positive" ? Laissons le soin aux lecteurs de répondre à cette question.
Jugez-en.
Discrimination, il y a quelques années, laïcité récemment lors de la visite, en France, du pape Benoît XVI. Mais ce dernier concept c’est-à-dire la laïcité à laquelle le président Nicolas Sarkozy a pris le soin d’ajouter le mot, tant répété ici, "positive", a été largement critiqué aussi bien par les hommes politiques que par les profanes et ceci démontre une chose : les Français dans leur ensemble sont encore intimement attachés à la loi de 1905 qui avait séparé le religieux du politique et ils n’entendent pas revenir là-dessus. C’est une bonne chose car l’irruption de la religion dans le champ politique, on sait ce que ça donne. Nous en parlons en connaissance de cause car, ici, en Algérie, on en a fait l’expérience amère et rien ne dit que le bout du tunnel est à quelques mètres seulement. Mais ceci est une autre histoire et nous comptons lui réserver un article un de ces jours.
Laïcité positive.
Je n’ai pas de commentaire particulier à faire là-dessus si ce n’est que je suis entièrement d’accord avec la remarque de François Hollande à savoir "qu"il n’y a pas de laïcité positive ou de laïcité négative ; il y a une laïcité tout court".
Discrimination positive.
Bien que cette expression remonte à bien longtemps maintenant, elle est réapparue dans le discours politique français lors de la révolte de la banlieue parisienne de 2005. Souvenons-nous en, à cette époque-là Nicolas Sarkozy était ministre de l’Intérieur et il en avait usé et abusé jusqu’à la corde. Mais que désigne-t-elle au juste cette expression ? Selon Wikipédia, "c’est un ensemble de mesures visant à favoriser certaines personnes appartenant à des catégories dont des membres subiraient ou auraient subi des discriminations systématiques". Or, en France, terre d’asile et d’accueil jusqu’à une date relativement récente où il ne fait plus bon d’être immigré au teint basané, surtout au teint basané, les catégories dont il est fait mention ici ne manquent pas. Elles ont pignon sur rue, dans les deux sens du terme, c’est-à-dire au sens propre et au sens figuré à tel point que parfois certains représentants de ces catégories, les sans-papiers pour les désigner nommément, n’hésitent pas, pour attirer l’attention de l’opinion publique sur leur sort, à occuper des espaces publics tel le restaurant "La Tour d’Argent" à Paris, par exemple.
La France, toutes couches sociales et toutes tendances politiques confondues, devrait, à mon avis, s’enorgueillir d’avoir un président qui ne relativise pas et encore moins qui ne "négativise" pas, ou si vous préférez qui ne "moinsse" pas pour utiliser un néologisme en vogue en ce moment sur Agoravox, un président, Nicolas Sarkozy en l’occurrence, qui ne voit que du positif en toute chose. C’est une chance inouïe pour la France que d’avoir un tel président et elle devrait par conséquent (et encore à mon humble avis) la saisir, cette chance je veux dire, au lieu de s’insurger contre les propos qu’il tient et contre les concepts qu’il crée. Puis-je encore ajouter ceci pour compléter ce tableau ? La France ne devrait pas non plus se comporter comme ce fameux paysan qui, lors du dernier salon de l’agriculture de Paris, toute honte bue, a carrément refusé de serrer la main à Nicolas Sarkozy le poussant ainsi à réagir agressivement par cette formule lapidaire : casse-toi pauvre con ! Or, ce que l’on constate sur les différents blogs par exemple, notamment sur certains écrits d’Agoravox, n’est guère positif. En effet, c’est plus qu’à une critique de la politique de Nicolas Sarkozy que les auteurs s’adonnent, mais parfois à une atteinte en règle à sa personne même, et cela sous le prétexte de la liberté d’expression. Chose qui devrait en principe être inadmissible pour ne pas dire carrément condamnable. Je sais que le culte de la personnalité est incompatible avec la démocratie, il n’existe encore que dans certains pays du tiers-monde ou dans certains pays totalitaires. Et que dire du "baisemain", cette pratique encore répandue dans certains royaumes ?
Dans les sociétés traditionnellement démocratiques, tout ceci ne vient à l’esprit de personne et tant mieux qu’il en soit ainsi, mais de là à traîner dans la boue le premier magistrat du pays c’est purement de l’inconscience, de la folie furieuse même. Que ceux qui se sentent visés et qui pensent que je suis en train de leur donner des conseils à la noix de coco veuillent bien excuser mon audace. Oui, je dis bien mon audace car il fallait oser ! Et "l’immigration choisie" ne peut-elle pas être assimilée, elle aussi, à une "immigration positive" ? Laissons le soin aux lecteurs de répondre à cette question.
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