Toujours est-il que depuis quelques jours, on parle de cette visite et on la prépare comme s’il s’agissait de la venue du roi Jupiter lui-même sur terre. Sauf que ma génération, celle qui est née durant la guerre d’Algérie ou même juste après l’indépendance, est largement déçue.
Je m’en fais volontairement le porte-parole.
Elle est déçue non pas parce qu’elle ne veut pas de cette visite, non pas parce qu’elle a une dent contre Emmanuel Macron (que je trouve personnellement plutôt sympathique) ou contre la France en tant qu’ancien pays colonisateur, mais parce qu’elle se sent, aujourd’hui plus que jamais, flouée par une classe politique algérienne qui ne veut pas abdiquer.
Lorsque le président Macron sera reçu par son homologue Abdelaziz IV, le contraste sera certainement frappant, saisissant et n’échappera à aucun regard, à aucun œil averti ou non. Et nous serons, encore une fois, humiliés, moqués par le monde entier de ne pas avoir osé forcer le destin de l’histoire pour un véritable changement en Algérie.
A. G.