Mais, le
peuple ne désespère pas pour autant. Il est uni. C'est ce qui compte le plus
car l'on sait que l’union crée la force. La carte du régionalisme ne peut plus
être brandie par le régime. Cette politique de « diviser pour mieux
régner », souvent utilisée par le passé, (rappelons-nous du
« printemps kabyle de 2001 »), ne peut plus avoir cours aujourd’hui.
Tous les manifestants sont conscients de cela et n’omettent pas de le rappeler
à chaque manifestation. Par ailleurs certains tabous sont tombés à tel point
que cela ne fasse plus l'objet de commentaires déplaisants de voir par exemple
des femmes défiler en tenue traditionnelle kabyle et portant l’emblème berbère
(qui devrait en fait rassembler toute l’Afrique du Nord).
Seule ombre
au tableau, c’est l’instrumentalisation de la justice par le vice Ministre
de la Défense, Ahmed Gaid Salah. Il s’agit, en fait, d’une sorte de « mani
pulite » (mains propres) alors que ce n’est pas du tout le moment. Tout
simplement. Cette façon de mettre « la charrue avant les bœufs » si
on ose dire, s’apparente plutôt, de notre point de vue, à une chasse aux
sorcières. C’est ainsi que l’un des premiers investisseurs algériens,
Mr Issad Rebrab, patron du groupe Cevital qui a créé des milliers
d’emplois à travers tout le territoire national, se trouve aujourd’hui en
prison… Alors que ceux pour lesquels la vox populi a trouvé l’un des meilleurs
slogans, « ya serrakine, klitou lebled »* ne semblent pas du tout
inquiétés. En fait, le peuple est loin d’être dupe. Il n’est pas sans savoir
que tout cela, toute cette mise en scène de mauvais goût, est fait dans
l’intention de casser le mouvement citoyen. Mais, la mobilisation populaire de
ce 10e vendredi du « Hirak », toujours très importante à travers
toutes les wilayas du pays, prouve une chose : le mouvement est incassable
et ne peut être dévié de ses objectifs par les tenants du pouvoir actuel. La
stratégie du pouvoir qui compte sur l’essoufflement du mouvement se révèle être
un fiasco total.
- Voleurs, vous avez pillé le pays.
A suivre
Par GHEDIA Aziz, membre
fondateur de Jil jadid.
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